{"id":836,"date":"2022-12-07T16:16:06","date_gmt":"2022-12-07T15:16:06","guid":{"rendered":"https:\/\/observatoiredesimages.org\/?p=836"},"modified":"2022-12-07T16:18:14","modified_gmt":"2022-12-07T15:18:14","slug":"detourner-le-genre-le-manege-des-images-contre-les-violences-sexistes-et-sexuelles","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/observatoiredesimages.org\/en\/detourner-le-genre-le-manege-des-images-contre-les-violences-sexistes-et-sexuelles\/","title":{"rendered":"FOCUS #19 | D\u00e9tourner le genre : le man\u00e8ge des images contre les violences sexistes et sexuelles"},"content":{"rendered":"<div id='av_section_1'  class='avia-section av-jxz3g-6e26e102e8b75e56527ae95eaee9015c main_color avia-section-large avia-no-border-styling  avia-builder-el-0  avia-builder-el-no-sibling  avia-bg-style-scroll container_wrap fullsize'  ><div class='container av-section-cont-open' ><main  role=\"main\" itemprop=\"mainContentOfPage\"  class='template-page content  av-content-full alpha units'><div class='post-entry post-entry-type-page post-entry-836'><div class='entry-content-wrapper clearfix'>\n\n<style type=\"text\/css\" data-created_by=\"avia_inline_auto\" id=\"style-css-av-dftb8-05960d71862b0780be656df36a6c6e30\">\n#top .flex_column.av-dftb8-05960d71862b0780be656df36a6c6e30{\nmargin-top:0px;\nmargin-bottom:30px;\n}\n.flex_column.av-dftb8-05960d71862b0780be656df36a6c6e30{\nborder-radius:0px 0px 0px 0px;\npadding:0px 0px 0px 0px;\n}\n.responsive #top #wrap_all .flex_column.av-dftb8-05960d71862b0780be656df36a6c6e30{\nmargin-top:0px;\nmargin-bottom:30px;\n}\n<\/style>\n<div  class='flex_column av-dftb8-05960d71862b0780be656df36a6c6e30 av_one_full  avia-builder-el-1  el_before_av_one_full  avia-builder-el-first  first flex_column_div av-zero-column-padding  '     ><style type=\"text\/css\" data-created_by=\"avia_inline_auto\" id=\"style-css-av-lbdscrmf-99df24a46faab6d9e7e4eea0a81dd838\">\n#top .av_textblock_section.av-lbdscrmf-99df24a46faab6d9e7e4eea0a81dd838 .avia_textblock{\ncolor:#eeee22;\n}\n<\/style>\n<section  class='av_textblock_section av-lbdscrmf-99df24a46faab6d9e7e4eea0a81dd838 '   itemscope=\"itemscope\" itemtype=\"https:\/\/schema.org\/BlogPosting\" itemprop=\"blogPost\" ><div class='avia_textblock av_inherit_color'  itemprop=\"text\" ><h2 style=\"text-align: center;\">D\u00e9tourner le genre :<br \/>\nle man\u00e8ge des images contre les violences sexistes et sexuelles<\/h2>\n<\/div><\/section><\/div>\n<style type=\"text\/css\" data-created_by=\"avia_inline_auto\" id=\"style-css-av-lbdsd2ps-dd32160f7764b01946154e33d8c338df\">\n#top .flex_column.av-lbdsd2ps-dd32160f7764b01946154e33d8c338df{\nmargin-top:0px;\nmargin-bottom:0px;\n}\n.flex_column.av-lbdsd2ps-dd32160f7764b01946154e33d8c338df{\nborder-radius:0px 0px 0px 0px;\npadding:0px 0px 0px 0px;\n}\n.responsive #top #wrap_all .flex_column.av-lbdsd2ps-dd32160f7764b01946154e33d8c338df{\nmargin-top:0px;\nmargin-bottom:0px;\n}\n<\/style>\n<div  class='flex_column av-lbdsd2ps-dd32160f7764b01946154e33d8c338df av_one_full  avia-builder-el-3  el_after_av_one_full  el_before_av_one_full  chapeau first av-break-at-tablet flex_column_div av-animated-generic bottom-to-top av-zero-column-padding  column-top-margin'     ><style type=\"text\/css\" data-created_by=\"avia_inline_auto\" id=\"style-css-av-lbdsdicd-3656596b64efd5f2c3a133a383bb9ca5\">\n\n@media only screen and (max-width: 479px){ \n#top .av_textblock_section.av-lbdsdicd-3656596b64efd5f2c3a133a383bb9ca5 .avia_textblock{\nfont-size:18px;\n}\n}\n<\/style>\n<section  class='av_textblock_section av-lbdsdicd-3656596b64efd5f2c3a133a383bb9ca5 '   itemscope=\"itemscope\" itemtype=\"https:\/\/schema.org\/BlogPosting\" itemprop=\"blogPost\" ><div class='avia_textblock av_inherit_color'  itemprop=\"text\" ><p><strong>Avec Evi-Basile Commaille, docteure en Sciences de l\u2019information et de la communication, chercheure \u00e0 l\u2019Institut M\u00e9diterran\u00e9en des Sciences de l\u2019Information et de la Communication, membre de l\u2019Observatoire des images. Son travail s\u2019int\u00e9resse particuli\u00e8rement aux dispositifs de communication contre les violences sexistes et sexuelles.<\/strong><\/p>\n<p><span style=\"text-decoration: underline;\">En synth\u00e8se :<\/span> Dans le champ de la pr\u00e9vention contre les violences sexistes et sexuelles, les campagnes de sensibilisation visent \u00e0 promouvoir des comportements pour mettre fin aux violences. D\u00e8s lors qu\u2019elles cr\u00e9ent, renforcent ou subvertissent des repr\u00e9sentations, questionner les images et messages qu\u2019elles v\u00e9hiculent, mais aussi la r\u00e9ception du public, est essentiel. Le d\u00e9tournement du genre (abr\u00e9g\u00e9 \u00ab DDG \u00bb) est une forme cr\u00e9ative qui prend le contre-pied des limites de certaines campagnes : il perturbe les relations, les normes et les repr\u00e9sentations de genre afin de donner \u00e0 voir et de faire ressentir le sexisme \u00e0 l\u2019oeuvre en changeant de perspective sur les violences masculines envers les femmes. Une \u00e9tude de terrain a permis de mieux comprendre la r\u00e9ception du DDG, mais aussi ses influences sur les attitudes sexistes.<\/p>\n<\/div><\/section><\/div>\n<style type=\"text\/css\" data-created_by=\"avia_inline_auto\" id=\"style-css-av-6o1uk-49097a76cd0b9c46476aba938dbecb41\">\n#top .flex_column.av-6o1uk-49097a76cd0b9c46476aba938dbecb41{\nmargin-top:0px;\nmargin-bottom:0px;\n}\n.flex_column.av-6o1uk-49097a76cd0b9c46476aba938dbecb41{\nborder-radius:0px 0px 0px 0px;\npadding:0px 0px 0px 0px;\n}\n.responsive #top #wrap_all .flex_column.av-6o1uk-49097a76cd0b9c46476aba938dbecb41{\nmargin-top:0px;\nmargin-bottom:0px;\n}\n<\/style>\n<div  class='flex_column av-6o1uk-49097a76cd0b9c46476aba938dbecb41 av_one_full  avia-builder-el-5  el_after_av_one_full  avia-builder-el-last  first av-break-at-tablet flex_column_div av-animated-generic bottom-to-top av-zero-column-padding  column-top-margin'     ><style type=\"text\/css\" data-created_by=\"avia_inline_auto\" id=\"style-css-av-lbdsi92p-98e7f03204677f1681fae0733f2f41e4\">\n\n@media only screen and (max-width: 479px){ \n#top .av_textblock_section.av-lbdsi92p-98e7f03204677f1681fae0733f2f41e4 .avia_textblock{\nfont-size:18px;\n}\n}\n<\/style>\n<section  class='av_textblock_section av-lbdsi92p-98e7f03204677f1681fae0733f2f41e4 '   itemscope=\"itemscope\" itemtype=\"https:\/\/schema.org\/BlogPosting\" itemprop=\"blogPost\" ><div class='avia_textblock av_inherit_color'  itemprop=\"text\" ><h2 class=\"p1\">LES LIMITES ET PARADOXES DE CERTAINES CAMPAGNES DE PREVENTION<\/h2>\n<p>Les violences sexistes et sexuelles sont un ph\u00e9nom\u00e8ne social d\u2019ampleur et de genre. Par exemple, en France, plus d\u2019une femme sur sept d\u00e9clare avoir subi au moins une forme d\u2019agression sexuelle au cours de sa vie. Dans les campagnes de pr\u00e9vention, on constate que les images et messages dominants s\u2019adressent quasi-uniquement aux femmes en situation de violences, en leur demandant de \u00ab briser le silence \u00bb, alors que dans les spots, ces personnages f\u00e9minins sont souvent priv\u00e9s de capacit\u00e9 d\u2019agir. C\u2019est le premier paradoxe. Le deuxi\u00e8me : les hommes auteurs de violences sont quasiment toujours absents des images, et n&#8217;en sont pas la cible. Or, il est difficile de pr\u00e9venir les violences si les campagnes ne les int\u00e8grent pas et ne s\u2019adressent pas aussi \u00e0 eux. Ensuite, ces campagnes traitent principalement des violences conjugales &#8211; qui sont en effet centrales &#8211; mais peu d\u2019autres formes et du sexisme lui-m\u00eame. Enfin, elles se bornent aux actes : le niveau individuel des violences ne prend pas en compte le fait qu\u2019elles rel\u00e8vent d\u2019un probl\u00e8me social, collectif et de genre (c\u2019est-\u00e0-dire l\u2019asym\u00e9trie des rapports sociaux de sexes et les rapports de pouvoir qui se jouent). Plus g\u00e9n\u00e9ralement, on manque d\u2019\u00e9tudes pour comprendre comment sont re\u00e7ues les campagnes de sensibilisation et leur impact.<\/p>\n<h2>LE D\u00c9TOURNEMENT DU GENRE EN IMAGES (DGG)<\/h2>\n<p>Face aux limites et paradoxes qui ont \u00e9t\u00e9 point\u00e9s, le d\u00e9tournement du genre est une strat\u00e9gie cr\u00e9ative alternative, mobilis\u00e9e principalement dans le champ f\u00e9ministe, et qui consiste \u00e0 perturber les relations, les normes et les repr\u00e9sentations de genre.5 Les supports de sensibilisation de DDG d\u00e9noncent le continuum des violences masculines envers les femmes, c\u2019est-\u00e0-dire les diff\u00e9rentes formes qu\u2019elles rev\u00eatent, tout en mettant en sc\u00e8ne et en s\u2019adressant \u00e0 la fois aux femmes et aux hommes. Une \u00e9tude en a analys\u00e9 la r\u00e9ception (ce que pensent et ressentent les personnes face au message) et en a mesur\u00e9 les influences (les effets) du c\u00f4t\u00e9 du public en partant de trois dispositifs de d\u00e9tournement du genre.<\/p>\n<p>Le clip musical \u00ab C.L.I.T. \u00bb et le court-m\u00e9trage \u00ab Majorit\u00e9 Opprim\u00e9e 7\u00bb inversent le genre, c\u2019est-\u00e0-dire les r\u00f4les sociaux sexu\u00e9s entre les femmes et les hommes, mais aussi les valeurs associ\u00e9es au f\u00e9minin et au masculin. Le premier est une parodie du clip \u00ab Saint-Valentin \u00bb d\u2019Orelsan, dans laquelle les deux artistes, Sarah Constantin et Elvire Duvelle-Charles, renversent les propos sexistes en les appliquant sur un homme. \u00ab Suce ma bite \u00bb devient \u00ab Suce mon clit \u00bb ; \u00ab tu seras ma petite chienne \u00bb devient \u00ab tu seras mon petit chien \u00bb. Elles gardent des codes f\u00e9minins qu\u2019elles associent \u00e0 des symboles de puissance, afin de se r\u00e9approprier le pouvoir. Elles se moquent aussi des clich\u00e9s auxquels sont renvoy\u00e9s les femmes dans les clips de rap (par exemple, le bain moussant). Dans le deuxi\u00e8me dispositif, El\u00e9onore Pourriat r\u00e9alise un film dystopique : celui d\u2019une soci\u00e9t\u00e9 matriarcale o\u00f9 ce sont les hommes qui sont les cibles de multiples violences. On suit Pierre, le personnage principal, harcel\u00e9 et agress\u00e9 sexuellement. Sa compagne, mais aussi une agente de police, remettent en question son discours, jugent sa tenue, le tenant pour responsable des violences qu\u2019il a subies. Enfin, le troisi\u00e8me dispositif est la BD \u00ab Projet Crocodiles8 \u00bb. Ici, les hommes auteurs de violences sont dessin\u00e9s sous les traits de cet animal, pour montrer la relation de pr\u00e9dation qui se joue. Les situations mises en images et en bulles sont issues de t\u00e9moignages de femmes r\u00e9colt\u00e9s par l\u2019artiste.<\/p>\n<p>Pour \u00e9tudier la r\u00e9ception et les influences du DDG, une m\u00e9thodologie mixte a \u00e9t\u00e9 employ\u00e9e : trois groupes de personnes ont discut\u00e9 apr\u00e8s le visionnage d\u2019un des trois supports ; un groupe d\u2019\u00e9tudiantes et d&#8217;\u00e9tudiants a rempli un questionnaire d\u2019attitudes sexistes avant puis apr\u00e8s avoir visionn\u00e9 le clip \u00ab C.L.I.T. \u00bb. Les r\u00e9sultats mettent en \u00e9vidence trois limites et quatre atouts du DDG.<\/p>\n<h2>LES LIMITES DU D\u00c9TOURNEMENT DU GENRE EN R\u00c9CEPTION\u2026<\/h2>\n<p>Face aux images de DDG, qui contreviennent aux attentes et repr\u00e9sentations des femmes, des hommes, du f\u00e9minin, du masculin mais aussi des campagnes habituelles, certains discours dans le public font \u00e9tat de r\u00e9sistance au changement, \u00e0 un niveau collectif et individuel. En allant \u00e0 contre-sens du message port\u00e9, ils peuvent en limiter l\u2019efficacit\u00e9. Tout d\u2019abord, quelques personnes \u00e9mettent une double critique : envers les f\u00e9ministes, dont certaines causes d\u00e9fendues sont jug\u00e9es secondaires, puis envers la loi, envisag\u00e9e comme incapable de changer les mentalit\u00e9s et la soci\u00e9t\u00e9. Vient ensuite un double m\u00e9canisme de rejet qui consiste, pour celles et ceux qui le mobilisent, \u00e0 \u00e9viter de questionner leur propre sexisme : ils le renvoient alors vers un \u00ab autre \u00bb st\u00e9r\u00e9otyp\u00e9, en \u00e9voquant les \u00ab jeunes \u00bb ou les \u00ab hommes violents \u00bb, parfois d\u00e9crits par des caract\u00e9ristiques d\u2019\u00e2ge, de classe et de race, par exemple \u00ab les jeunes des cit\u00e9s \u00bb ; ou bien ils consid\u00e8rent que le message s\u2019adresserait \u00e0 d\u2019autres personnes, mais pas \u00e0 eux-m\u00eames. Enfin, c\u2019est la dimension genr\u00e9e des violences qui est contest\u00e9e, et le d\u00e9tournement du genre lui-m\u00eame qui est remis en question. Un participant s&#8217;exprime ainsi : \u00ab Peu importe le genre de la victime, on parle de valeurs et de normes qui se sont perdues dans la soci\u00e9t\u00e9. Mettre un mec comme victime de violence, c\u2019est caricaturer un peu la vie \u00bb.<\/p>\n<h2>\u2026 ET LES ATOUTS DU DGG,<br \/>\nQUI MONTRENT SON EFFICACIT\u00c9<\/h2>\n<p>Premi\u00e8rement, apr\u00e8s le visionnage des supports, les d\u00e9bats dans les groupes de discussion portent sur la r\u00e9alit\u00e9 sociale des violences quotidiennes : les images, les mots et les personnages d\u00e9tourn\u00e9s rappellent des histoires v\u00e9cues, vues ou entendues dans la r\u00e9alit\u00e9. L\u2019\u00e9galit\u00e9 des sexes et le respect sont \u00e9voqu\u00e9s spontan\u00e9ment. Les groupes parlent des femmes en situation de violences, mais aussi des hommes auteurs de violences : il ne s\u2019agit plus uniquement \u00ab d\u2019un probl\u00e8me de femmes \u00bb. De plus, le DDG est r\u00e9utilis\u00e9 dans les \u00e9changes, comme argument, tel que \u00ab et si c\u2019\u00e9tait nous [les femmes] qui violions les hommes ? \u00bb. Deuxi\u00e8mement, c\u2019est la pr\u00e9vention des violences et l\u2019\u00e9ducation comme leviers de l\u2019action qui sont pr\u00f4n\u00e9s. Parmi les r\u00e9actions :<\/p>\n<blockquote>\n<p>\u00ab Comme on devrait ouvrir les yeux aux enfants sur l\u2019usage de la drogue, il faut parler [de sexualit\u00e9] aux filles et aux gar\u00e7ons, il faut pr\u00e9venir par les images. \u00bb<\/p>\n<\/blockquote>\n<p>L\u2019\u00e9ducation envisag\u00e9e inclut et d\u00e9passe les questions de genre, en portant sur la notion de respect de l\u2019autre. Troisi\u00e8mement, les personnes sont \u00ab g\u00ean\u00e9es, mal \u00e0 l\u2019aise, en suspens, choqu\u00e9es \u00bb, face au DDG qui suscite une stimulation \u00e9motionnelle et cognitive, permettant de mieux voir et ressentir le sexisme \u00e0 l\u2019\u0153uvre. Enfin, quatri\u00e8mement, l\u2019\u00e9tude par questionnaire avant et apr\u00e8s le visionnage du clip \u00ab C.L.I.T. \u00bb a montr\u00e9 une diminution des attitudes de sexisme hostile (renvoyant \u00e0 une id\u00e9ologie de domination masculine et une forme hostile de sexualit\u00e9) et de sexisme bienveillant (li\u00e9 au maintien des femmes dans un r\u00f4le et statut inf\u00e9rieur). Ce r\u00e9sultat est crucial puisqu\u2019il d\u00e9montre directement l\u2019influence, c\u2019est \u00e0 dire les effets mesurables, du clip de DDG sur un public d\u2019\u00e9tudiantes et \u00e9tudiants. Cette \u00e9tude nous montre que la r\u00e9ception d\u2019images diff\u00e9rentes peut am\u00e9liorer la compr\u00e9hension des violences sexistes et sexuelles. Ces images poussent au d\u00e9bat et au changement. Les dispositifs de d\u00e9tournement du genre, et plus g\u00e9n\u00e9ralement, les contenus audiovisuels et cin\u00e9matographiques ont donc un r\u00f4le \u00e0 jouer pour \u00e9duquer et pr\u00e9venir.<\/p>\n<\/div><\/section><\/div>\n\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"","protected":false},"author":1,"featured_media":841,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[2],"tags":[],"class_list":["post-836","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-focus-en"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/observatoiredesimages.org\/en\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/836","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/observatoiredesimages.org\/en\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/observatoiredesimages.org\/en\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/observatoiredesimages.org\/en\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/observatoiredesimages.org\/en\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=836"}],"version-history":[{"count":4,"href":"https:\/\/observatoiredesimages.org\/en\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/836\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":847,"href":"https:\/\/observatoiredesimages.org\/en\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/836\/revisions\/847"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/observatoiredesimages.org\/en\/wp-json\/wp\/v2\/media\/841"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/observatoiredesimages.org\/en\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=836"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/observatoiredesimages.org\/en\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=836"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/observatoiredesimages.org\/en\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=836"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}